affiche

 

Dans un train qui roule vers La Rochelle, une femme et un homme.

 

À partir de quelques indices - un étui de violon, une phrase échangée au portable, une musique échappée d’un écouteur - un faisceau de possibles va surgir.

 

« Et si… » rythme un récit qui se développe pour emporter le spectateur dans un voyage au cours duquel il assiste en direct aux variations et divagations qui nourrissent la création d’une histoire.




MISE EN SCÈNE ET ESPACE SCÉNIQUE

Les protagonistes de cette histoire ont presque tous placé volontairement ou involontairement un écran entre eux et le monde. Ainsi les autres, l’écho des autres (textos, messagerie, images de site Internet) leur parvient souvent via l’écran de leur téléphone. La voix-off qui se révèle être le « Deus ex-machina » est elle-même placée derrière l’écran d’un ordinateur.

 

À partir de ce constat, j’ai choisi de jouer avec des paravents en altuglas (verre synthétique) qui offrent la double possibilité d’être une surface où l’on peut projeter des images mais aussi un écran plus ou moins transparent entre les personnages.

 

D’autre part, le texte propose une partition avec une multiplicité de lieux et pose le défi de les représenter et d’en changer très rapidement. Le parti pris est donc d’utiliser quelques éléments non-figuratifs : deux panneaux et deux sièges mobiles et de les combiner pour évoquer les différents espaces de jeu. Ce sont les acteurs qui manipuleront ces pièces entre les séquences. Ces surfaces translucides ou opaques selon l’éclairage permettront à la lumière de restituer l’ambiance nocturne et urbaine qui court tout au long de la pièce. Ce jeu de reflets et de miroirs prolongera l’écriture kaléidoscopique de la pièce.

Yves Javault